Serve Robotics, l'entreprise connue pour ses robots autonomes de livraison qui circulent sur les trottoirs des États-Unis, a annoncé ce jeudi (5 novembre 2026) une nouvelle activité : Physical AI Services. Désormais, la société vendra à d'autres entreprises d'IA physique la même technologie de connectivité et de données qu'elle utilise dans ses propres flottes de robots. L'annonce a été faite en même temps que la publication des résultats du troisième trimestre 2026.
Ce que propose Physical AI Services
Physical AI Services regroupe trois produits. Serve Link relie les robots sur le terrain à des modèles d'IA exécutés dans des centres de données, avec supervision, assistance à distance et collecte de données — l'entreprise affirme que le logiciel combine les connexions 4G, 5G, Wi-Fi, satellite et cellulaire privé pour garder chaque robot relié à ses systèmes d'intelligence. Serve Data Curator transforme les énormes volumes de données des capteurs des flottes en contenu consultable, en mettant en avant les cas rares et difficiles qui aident le plus à entraîner les modèles. Le troisième produit est un catalogue de données du monde réel pour entraîner des modèles de fondation, construit à partir des opérations des propres robots de Serve sur les trottoirs, avec des informations sur le terrain et les infrastructures. Selon l'entreprise, le catalogue réunit des millions d'heures de données réelles.
La première cliente annoncée est Bedrock Robotics, une startup qui développe des systèmes autonomes pour les engins lourds de construction. Selon Serve, Bedrock utilise Serve Link pour connecter ses équipements en Wi-Fi, LTE, 5G et satellite. L'entreprise a également annoncé un travail avec T-Mobile pour rapprocher le calcul d'IA des robots.
Chiffres du trimestre
Serve affirme exploiter plus de 2 000 robots dans plus de 40 villes et 27 hôpitaux, et indique que Physical AI Services dessert déjà des milliers de véhicules dans plus d'une douzaine de secteurs. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires s'est élevé à 2,8 millions de dollars, en hausse de 313 % sur un an, dont 69 % de revenus récurrents. L'entreprise a aussi fait état de 12 renouvellements pluriannuels de contrats hospitaliers, de quatre nouveaux hôpitaux en 2026 et du lancement, en octobre, de sa première ville hors des États-Unis : Gold Coast, en Australie, en partenariat avec DoorDash.
« Nous résolvons le problème des robots dans les espaces humains », a déclaré le PDG et cofondateur Ali Kashani à TechCrunch. La publication a résumé la stratégie comme une tentative de devenir une sorte d'« AWS des robots » — une comparaison du média, pas une affirmation de l'entreprise.
D'une startup de Postmates à fournisseur de technologie
Fondée en 2017 comme une initiative interne de Postmates, Serve est devenue indépendante en 2021, après le rachat de Postmates par Uber, puis a été introduite au Nasdaq en 2024. Mardi (3 novembre), Uber Eats a annoncé l'extension du partenariat, avec jusqu'à 2 000 robots supplémentaires sur de nouveaux marchés, dont San Jose, Dallas et Vancouver. Geekiki avait déjà couvert l'arrivée de Serve en Australie avec DoorDash le 29 octobre.
Crédit image : The Robot Report — un robot de livraison de Serve Robotics en service.
Sources : communiqué officiel de Serve Robotics (GlobeNewswire) ; TechCrunch ; Unite.AI ; TipRanks.
Transparence : cet article a été produit avec l'aide de l'intelligence artificielle, à partir d'un communiqué officiel, de publications publiques sur X et de sources sur internet. Consultez les sources originales pour vérifier les informations.
Par Muse